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Derniers articles

Facilité pour la reprise et la résilience : à vous, la prochaine génération, de payer

Rui Viana Pereira, 12/02/2022
(Cette traduction est automatique. Elle peut contenir des erreurs et des malentendus. La version de référence est la version portugaise.)

Le plan budgétaire pluriannuel européen (2021-2027) a créé un fonds appelé NextGenerationEU (NGEU) qui met à disposition un total d'environ 806,9 milliards d'euros, dont 723,8 milliards d'euros sont destinés à soutenir le «paquet de relance covid-19», connu sous le nom de Facilité pour la reprise et la résilience (FRR). Ce plan comporte deux tromperies sémantiques :
1) Il ne s'agit pas exactement de lutter contre «les effets du covid-19» ; il s'agit, à proprement parler, de traiter les conséquences économiques, sociales et environnementales des politiques mises en œuvre par les pouvoirs publics ces dernières années, y compris les mesures adoptées pendant la période pandémique.
2) Sur les 723,8 milliards d'euros destinés au mécanisme de relance et de résilience, quelque 42 % sont présentés comme des subventions non remboursables ; les 58 % restants seraient des fonds disponibles pour des prêts aux États membres. La réalité est différente : la totalité du budget du FRR est obtenue par des emprunts contractés sur le marché financier ; il n'y a en fait aucune «subvention directe», tout se résume à un prêt financier ; tout devra être remboursé intégralement et avec des intérêts.

Le ventre est encore fécond d’où a surgi la bête immonde

CADTM, 25/02/2013

«Le ventre est encore fécond d’où a surgi la bête immonde»

25 février par CADTM international

Face aux menaces racistes directes du parti nazi Aube Dorée envers un des membres fondateurs du CADTM Grèce, Moisis Litsis*, le réseau international du CADTM tient à rappeler la gravité de la montée du fascisme, conséquence directe des dégradations sociales imposées par les créanciers au nom de la priorité affirmée au remboursement de la dette sur les droits humains fondamentaux.

Le magazine néo-fasciste « Stohos » a édité « une note biographique » de Moisis mentionnant toutes ses activités politiques et syndicales pendant les deux dernières décennies. Sous le titre « L’ESIEA (l’union des journalistes) a un juif comme trésorier », on poursuit la diffamation clairement raciste avec la déclaration suivante : « Il parle parfaitement hébreu, il adore l’Israël bien qu’il se déclare (mais qui peut le croire ?) antisioniste ! … Aux assemblées générales de l’ESIEA, au lieu de parler des problèmes des journalistes grecs, Moisis Litsis aime parler de l’holocauste juif et de la nécessité de condamner l’aube dorée »

L’aggravation permanente de la crise sociale et économique permet à l’extrême droite de diaboliser les étrangers (immigrants, demandeurs d’asile). Elle recourt à l’antisémitisme afin de chercher des boucs émissaires et dresser un écran de fumée devant les véritables causes des problèmes auxquels le peuple grec est confronté. La cure d’austérité brutale de la troïka envers le peuple grec pousse de nombreux Grecs désorientés vers de nouvelles voies quitte à emprunter les sentiers obscurs du fascisme.

Pourtant, l’objectif déclaré d’Aube Dorée, organisation raciste, ultra-violente et pogromiste est la destruction de toute organisation syndicale, politique et culturelle des travailleurs, l’écrasement de toute résistance citoyenne, la négation du droit à la différence et l’extermination –même physique- des « différents » et des plus faibles.

Ce retour raciste, rétrograde, autoritaire et discriminatoire est une des conséquences les plus inquiétantes du processus de destruction de l’Etat social imposé par les créanciers au nom du remboursement d’une dette en grande partie illégitime.

Le réseau CADTM international exprime toute sa solidarité envers le peuple grec en lutte pour sa souveraineté, contre les plans d’austérité, pour l’affirmation de ses droits et le non paiement d’une dette odieuse et assassine. Nous ne pouvons tolérer plus longtemps les assassinats, l’intimidation et la provocation d’un parti nazi qui siège déjà au Parlement grec.

Nous nous joignons à toutes les voix qui, de par le monde, s’élèvent contre le fascisme rampant en Europe. La lutte contre l’austérité au nom du remboursement d’une dette assassine est indissociable du combat contre le fascisme en Europe.

Toute notre solidarité envers Moisis Litsis, envers le CADTM grec et toutes les forces de gauche en lutte contre les politiques d’austérité et le système qui les génère.

 


Notas:

* Moisis Litsis a été un des principaux animateurs des huit mois de lutte exemplaire des travailleurs du journal Eleftherotypia. Il est également membre fondateur d’AIS (le Comité grec contre la dette-CADTM http://www.contra-xreos.gr/ ) et un des principaux initiateurs du manifeste antifasciste européen. (http://antifascismeuropa.org/manifi... )

Proposition (contre la menace néonazi)

Yorgos Mitralias, 08/09/2012

Nous présentons ici une proposition de Yorgos Mitralias, de Grèce.

CherEs camarades,

Comme vous le savez bien, la Grèce a été transformée, depuis bientôt 3 ans, en un laboratoire européen des plus extrêmes politiques néolibérales.  Leurs résultats n’ont pas été seulement économiques. L’appauvrissement monstrueux de l’écrasante majorité de la population grecque, a été accompagné d’attaques répétées contre les droits et les libertés démocratiques les plus élémentaires, contre le régime démocratique parlementaire et la souveraineté nationale elle-même !

La conséquence de cette véritable tragédie sans précédent en temps de paix, est que l’actuelle société grecque tend à ressembler à la société allemande du début des années trente, a cette République de Weimar agonisante. Rien n’y manque, même une force néo-nazie, l’Aube Dorée, en pleine ascension, qui en quelques mois a réussi à devenir le troisième plus grand parti du pays.

C’est la première fois depuis la fin de la Deuxième Guerre Mondiale et le procès de Nuremberg qu’apparaisse au cœur de notre continent et devienne aussi fort un parti professant ouvertement le nazisme le plus violent, faisant l’apologie de chambres à gaz et d’Auschwitz, organisant des troupes d’assaut appelés...SA, et promettant d’exterminer immigrés, Roms, juifs, homosexuels, minorités nationales et militants de gauche !  Désormais, la menace est trop réelle et directe pour qu’on puisse l’ignorer.

Cependant, le problème que constitue la montée impétueuse de l’Aube Dorée n’est pas uniquement grec. La Grèce étant transformée en laboratoire européen, tout ce qui se passe à l’intérieur de ses frontières est condamné à être exporté, néonazisme inclu. Mais, il y a plus que ca. Politiques d’austérité draconienne aidantes, presque partout en Europe, on assiste au renforcement de l’extrême droite. En somme, le problème est général, européen…

Voila donc pourquoi nous croyons que c’est impossible de se mobiliser et se battre contre les politiques néolibérales, sans se mobiliser et se battre en même temps contre la menace néonazie et le fascisme ! Et c’est pourquoi nous proposons d’inclure l’antifascisme militant aux 4-5 pylônes du processus de l’Alter Summit pour une Autre Europe.

Cette fois, l’histoire ne doit pas se répéter ! NO PASSARAN !

Yorgos Mitralias, au nom de quelques mouvements sociaux grecs

SYRIZA triomphe et… perd les élections. Mais, peut être ce n’est que partie remise…

Yorgos Mitralias, 20/06/2012

Il a fallu d’un rien ou de 2,77% des voix pour que la Coalition de la Gauche Radicale  (SYRIZA) gagne les élections grecques et parachève triomphalement l’extraordinaire montée en flèche de son score électoral qui est passé de 4,5% à presque 27% en moins de 3 ans ! Cependant, la droite coalisée de Nouvelle Démocratie et ses acolytes de tout bord (les vieux sociaux-libéraux du PASOK et les apprentis sociaux-démocrates de la Gauche Démocratique) ont tout droit de pousser un ouf de soulagement : la menace de la formation d’un gouvernement de gauche abolissant les mesures d’austérité vient de s’éloigner, au moins pour l’instant…

Le soulagement est d’ailleurs générale parmi ceux d’en haut qui nous gouvernent et nous affament. L’euro s’envole, les marchés respirent, Mme Merkel exulte et l’Internationale dite « Socialiste » des Papandreou et Hollande se félicite de la « défaite » de ces empêcheurs de tourner en rond nommés Tsipras & Co. Alors, fin du cauchemar qui a vu les cobayes grecs se révolter et occuper le « laboratoire Grèce » ?  La réponse est un Non catégorique. Le cauchemar est ici pour y rester et tout indique que le nouveau gouvernement grec sera fragile et faible, miné par ses contradictions internes, la crise qu’il ne maitrise pas et, surtout, par la résistance  grandissante du peuple grec…

D’ailleurs, une analyse un peu plus approfondie des résultats électoraux de SYRIZA témoigne des lendemains qui déchantent pour les partisans des plans d’austérité.  SYRIZA prend le large dans les tranches d’âge de 18 a 45 ans et s’assure un vrai triomphe dans  les grands centres urbains comme le grand Athènes, Le Pirée ou Patras où vit et travaille plus de la moitie de la population grecque. En somme, SYRIZA s’assure le soutien de la population active et jeune tandis que les partisans de la Troïka et de l’austérité (La Nouvelle Démocratie et PASOK) survivent grâce à l’appui de la grande majorité des gens âgés (+ 65 ans) et de la campagne grecque. Une réalité sociale politique de très mauvais augure pour la réaction grecque et ses patrons internationaux si on pense que ce sont exactement ces tranches d’âge  et ces populations urbaines qui  traditionnellement font l’histoire des pays du Nord…

S’il y a donc une leçon à tirer de ces élections grecques, c’est que SYRIZA domine désormais chez les travailleurs et les chômeurs, la jeunesse et les quartiers populaires, les bastions historiques de la gauche communiste, là où le PC grec (KKE) gardait jusqu'à peu une présence incontestée. Le changement est de taille, il est historique, vue que ce KKE qui dominait SYRIZA jusqu'il y a encore 2-3 mois, est maintenant réduit a une influence électorale marginale (4,5%) après avoir subi une véritable hémorragie de militants et sympathisants au profit de la Coalition de la Gauche Radicale.  

A vrai dire, la recomposition de fait du paysage de la gauche  grecque est  presque totale, si on ajoute une autre, et encore plus grande hémorragie, celle subie par la coalition des organisations d’extrême gauche ANTARSYA au profit toujours de SYRIZA. Etant réduit à un éloquent 0,33% des voix, ANTARSYA doit maintenant tout faire pour éviter que sa crise ne conduit à un dramatique gâchis de milliers de militants révolutionnaires au moment où toute la gauche radicale grecque en a le plus besoin…

Cependant, il serait totalement faux de croire que SYRIZA aura désormais la vie facile, qu’elle peut se prévaloir de la fidélité permanente de ses 2 millions d’électeurs.  Au moindre faux pas de sa direction, SYRIZA risque de tout perdre à un temps record car l’écrasante majorité de ses électeurs l’a soutenue non pas pour des raisons « idéologiques » mais pour qu’elle donne -et applique- des solutions radicales à ses problèmes vitaux.  C’est pourquoi d’ailleurs, SYRIZA a énormément accéléré sa montée en flèche du moment qu’il a mis comme objectif de sa campagne de gagner les élections et de former un gouvernement de gauche qui allait abroger tout de suite les mesures d’austérité.  Et c’est, à l’inverse, pourquoi SYRIZA a perdu, pendant les derniers trois jours de la campagne, son avance -et avec elle les élections-  parce que sa direction a tenté d’amadouer ses adversaires en rendant son programme et son discours moins radical.

Attention donc au « faux pas » car les conséquences en seraient maintenant cataclysmiques : ceux qui profiteraient ne seraient pas les ex-grands partis traditionnels, mais les tueurs néonazis « qui sont ici pour y rester ». Pas seulement dans les urnes mais surtout dans les rues où ils multiplient déjà les agressions assassines contre les immigrés et les militants de gauche. Malheureusement, l’impréparation de la gauche grecque devant la peste brune a permis que le serpent néonazi soit désormais bien sorti de son œuf. Il n’est jamais tard que cette gauche grecque se décide au plus vite à affronter le monstre naissant rien que pour assurer sa propre autodéfense…

Tout ça étant dit, il reste à tirer 2-3 grandes leçons de l’expérience de ce SYRIZA formé, il y a bientôt 9 ans, de l’alliance ou plutôt du « mariage » d’un parti réformiste de gauche (Synaspismos) avec une douzaine d’organisations et courants d’extrême gauche. La première leçon est que l’unité est possible. La deuxième que cette unité paye. Et la troisième, que l’unité est possible et payante à condition que c’est une unité fondée sur la radicalité ! Par les temps qui courent, une expérience comme celle de SYRIZA mérite toute notre attention et –évidemment- notre solidarité internationaliste active. Car en Grèce la victoire de la gauche radicale reste possible, et peut n’être que partie remise…

Athènes, 19 juin 2012

La Grèce en lutte de 2012 comme l’Espagne de 1936 pour les peuples d’Europe!

Sonia Mitralia, 19/02/2012

Discours de Sonia Mitralia, membre du Comite grec contre la Dette et de l’Initiative des Femmes contre la Dette et les Mesures d’Austérité, prononcé au meeting de Marseille du 17 février, organisé par la campagne française « pour un audit citoyen de la dette publique ».

Le cours de l’histoire s’accélère et les événements cataclysmiques des derniers jours en Grèce doivent désormais convaincre même les plus hésitants : La Grèce tend à devenir aujourd’hui pour cette Europe de 2012 ce qu’a été l’Espagne pour l’Europe de 1936 ! Cette constatation apparemment osée n’est pas le fait de quelques romantiques. Non, c’est le fait de nos gouvernants car ceux qui nous l’assènent à longueur de journée depuis bientôt deux ans, ce sont ceux d’en haut, les Merkel et Sarkozy, le FMI et les banquiers, la réaction néolibérale par delà les frontières nationales, ceux qui ont choisi de transformer la Grèce en laboratoire de leurs politiques inhumaines et les grecs en cobayes de leur thérapie de choc.

Il est plus que temps que nous, ceux et celles d’en bas de toute l’Europe, prenons à la lettre ce que nous disent nos Merkozy et leur Troika, et que nous agissons enfin en conséquence. Acceptons le défi et répondons leur que désormais, sans tarder, la Grèce va devenir un cas/test pour nous aussi, pour le mouvement des travailleurs, pour les mouvements sociaux et féministes, pour les peuples et les exploités de toute l’Europe! Oui, faisons leur comprendre que Oui, nous sommes tous des grecs car, nous sommes pleinement conscients que le combat du peuple grec est plus que jamais notre combat. Que s’ils arrivent à briser les résistances et à soumettre le peuple grec, après ce sera notre tour, le tour de tous les autres peuples européens, l’un après l’autre, de passer à la trappe…

Peut être vous vous souvenez qu’au tout début ils nous racontaient des balivernes du genre « c’est un cas unique et spécifiquement grec dû au fait que ces grecs sont des fainéants, rompus à la corruption et au mensonge » Cependant depuis lors, on a appris que le trou noir de la dette n’est pas spécifiquement grec, qu’il n’est pas dû à la prétendue…hypertrophie de l’Etat grec, car il est aussi bien américain que français, italien que japonais. En somme, qu’il est typiquement capitaliste et sa crise tout simplement…systémique.

Mais, attention aux phrases toutes faites et aux clichés parce qu’ils sont inopérants pour décrire l’actuelle réalité grecque. Peut-on encore parler  d’austérité  même draconienne quand les salaires et les pensions baissent en Grèce de 40, 50 ou même de 60% ? Quand le pouvoir d’achat de l’écrasante majorité de la population est déjà amputé de 50, 60, ou même de 70%  et plus ? Quand la classe moyenne de ce pays est ruinée et en voie de paupérisation galopante ?  Quand les nouveaux salariés ne touchent plus que 417 euros et les nouveaux pensionnés 320 euros ? Est-ce de la simple « rigueur » quand un sur deux jeunes grecs est chômeur et le chômage atteint désormais 25% ?  Comment peut-on parler des simples… « sacrifices passagers » quand la malnutrition fait des ravages parmi les petits élèves de l’école primaire, et la faim pointe le nez dans les quartiers même petit bourgeois des villes grecques ?  Et comment peut-on prétendre que tout ca c’est « nécessaire  pour mettre de l’ordre dans les finances » de la Grèce quand les bourreaux eux-mêmes  admettent cyniquement que leurs politiques imposées de force à la Grèce ont échouées, ne font qu’enfoncer ce pays toujours plus profondément dans une récession monstrueuse et que la dette grecque ne pourra jamais être remboursée ?  Alors, simple sadisme de la tristement célèbre Troïka ou  plutôt guerre ouverte et déclarée du capital contre le monde du travail ? La réalité quotidienne nous oblige à l’admettre : Oui, nous en Grèce nous assistons à une véritable guerre de ceux d’en haut contre ceux d’en bas, des très riches contre tous les autres. Et en même temps, ne l’oublions pas car c’est très grave, nous assistons à la résurrection du pire néocolonialisme quand nous voyons la Grèce humiliée et dépourvue de pratiquement toute souveraineté nationale, traitée pas ses prétendus… partenaires européens comme une véritable colonie, un protectorat sous tutelle, dirigée sur place par un quelconque Gauleiter de Madame Merkel et de Monsieur Schaeuble…

Et les grecs eux-mêmes, que font-ils ? Attention, ne croyez pas ce qu’on vous raconte des grecs. Vos medias sont comme les nôtres : la réalité qu’ils nous décrivent est totalement irréelle. Nous parlant de la Grèce actuelle, ils insistent sur le fait qu’il y a  à Athènes un gouvernement d’Union Nationale appuyé par les quatre cinquièmes des représentants du peuple grec. Donc, si on les croyait   on arriverait à la conclusion que les grecs sont plutôt maso et adorent être maltraités…

Evidemment, la réalité est toute autre. Une douzaine de grèves générales en moins de deux ans, d’innombrables luttes et grèves très dures dans tout le pays, un climat presque insurrectionnel depuis des mois, un mouvement des Indignés -les Aganaktismeni grecs- qui a balayé toute la Grèce pendant 3 mois, des affrontements très violents avec les forces de répression déchaînées, des ministres et des députés qui n’osent plus sortir de chez eux depuis 10 mois car ils sont hués ou même tabassés  par les passants, un parlement assiégé de plus en plus fréquemment par des centaines des milliers de manifestants qui tôt ou tard vont le prendre d’assaut,… voila un bref aperçu de ce qu’est devenue la routine presque quotidienne en Grèce depuis de longs mois.

Mais tout ça ne représente que des secousses prémonitoires du très grand séisme social qui est en train de se préparer. En effet, un coup d’œil plus attentif suffirait pour qu’on découvre que la colère populaire bat actuellement des records historiques, que le pays est comme un volcan social prêt à exploser. D’ailleurs, les sondages qui se multiplient sont tous éloquents. L’appui populaire à ce gouvernement dit d’Union Nationale ne dépasse plus le 8% tandis que l’ensemble des partis à la gauche du PASOK social-démocrate font un score dépassant désormais les 50% !  Tout change à une vitesse hallucinante et le paysage politique grec subit un véritable chambardement sans précédent parce que des pans entiers de cette société sont à la recherche des solutions radicales à la crise et à leur paupérisation galopante. Vous voulez un exemple qui illustre parfaitement cette situation tout à fait exceptionnelle, qui ressemble de plus en plus avec ce qui se passait dans un certain entre deux guerres dans notre continent ? Le PASOK qui, il y a deux ans, a fait un triomphe gagnant les élections avec le score-record de 45%, obtient maintenant, selon tous les sondages, moins de 10% tandis qu’un groupuscule de tueurs néonazis atteint depuis peu les 3% !  Oui, la société grecque est déjà en train d’expérimenter sa propre République de Weimar…

Alors, que faire ? La première chose c’est de crier haut et fort que les grecs ne doivent pas payer cette dette qui les étrangle et qui n’est pas la leur. Qu’on doit suspendre tout de suite son paiement. Pourquoi faire ? Pour faire ce que nous oblige de faire le droit international, l’ONU, nombre de conventions internationales signées d’ailleurs par nos gouvernements : Pour investir les sommes astronomiques consacrées maintenant au service de cette dette, à la satisfaction des besoins élémentaires de la société grecque, à la santé, l’éducation, les infrastructures, les services publics, les chômeurs, les gosses affamés, les familles monoparentales, les malades et les infirmes, les femmes qui sont maintenant contraintes d’assumer gratis  et en famille toutes ces taches assumées par les services publics avant leur démantèlement et leur privatisation.

Pour combien de temps ? Pour le temps qu’il faudra pour réaliser un audit citoyen de la dette afin d’identifier sa part illégitime qu’il faudra annuler et ne pas payer. Et tout ca en refusant obstinément de tomber dans le piège des chantages de nos bourreaux qui nous répètent à longueur de journée qu’une telle politique radicale mène automatiquement le pays à la sortie de l’euro et  de l’Union Européenne, à un repli national obligatoire…

Non, non et non. Nous refusons de payer cette dette et en même temps nous restons dans la zone euro. Et la raison principale est simple : parce que nous voulons nous battre avec vous, tous ensembles, la main dans la main avec tous les peuples et tous les travailleurs de ce continent, pour foutre en l’air cette Europe du capital, des Merkel et des Sarkozy. Parce que nous voulons créer et amplifier ce qu’on appelle la « crise systémique » de cette Union Européenne antidémocratique et antisociale des riches. Oui, il n’y a désormais qu’une seule perspective, la seule réaliste et faisable, celle du combat commun de ceux d’en bas partout en Europe. Camarades, c’est maintenant plus que jamais que l’union fait la force. Unissons-nous car tous ensembles nous pouvons toujours changer ce monde qui est en train de pourrir. Avant qu’il ne soit pas trop tard… Et rappelez-vous : Si ce n’est pas nous, alors qui ? Si ce n’est pas maintenant, alors quand ?...

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